La nature pour résoudre la crise de l’eau

Excellent article ci-après du site Euractiv : L’ONU recommande un retour à la nature pour la gestion de l’eau

Citation : « Encore marginales, ces solutions ‘naturelles’ ne représentent que 1% des investissements dans la gestion des ressources en eau au niveau mondial. Elles n’en sont pas moins indispensables pour réduire les risques de pénurie, qui touchent déjà près de la moitié de la population mondiale (environ 3,6 milliards de personnes) et sans doute entre les deux tiers et les trois quarts en 2050. »

Il s’agit donc d’un enjeu crucial pour l’ensemble de l’humanité, et ne rien faire alors que les solutions existent s’apparente à une complicité de crime contre l’humanité. En ce cas, pourquoi, alors que ces méthodes fonctionnent comme l’affirme l’ONU, ne représentent-elles que 1% des investissements ? La réponse est fort simple : la nature produit des services de gestion de l’eau gratuitement, ce qui est une hérésie dans une économie ou la finalité est la maximisation du profit. Il y a plus de rentabilité à espérer en créant de la rareté, ce qui permet d’augmenter les prix mécaniquement, qu’en laissant l’abondance. C’est l’application normale des théories d’économie financière. L’eau sera ainsi la grande bataille de la prochaine décennie, et il s’agit de la vie de milliards de personnes.

Pratiquant les principes de l’économie vivante depuis des années, je confirme en effet qu’il y a beaucoup moins de retours financiers sur les investissements dans les écosystèmes, mais beaucoup plus de retour en termes d’équilibre, de santé et de sécurité. Cependant, ces retours financiers ne profitent qu’à une infime minorité. Il faut donc arrêter les incantations pour demander à ce modèle, dont la finalité est la cupidité, de se réformer lui-même. Hormis les investissements publics, il n’y aura pas d’action pour réduire ce drame prévisible si ce n’est programmé tant que les règles du jeu n’ont pas été changées. Les bonnes pratiques, les discours, les subventions publiques et les remèdes technologiques n’ont aucune utilité sans un travail profond sur les structures du modèle économique. La bonne nouvelle : ce n’est pas si difficile, et ces changements radicaux pour développer l’économie vivante dont la finalité est le Bien et le Service sont d’ores et déjà en cours. Nous allons simplement prendre progressivement les marchés de l’eau et de l’agroalimentaire (pour commencer) aux géants de l’économie financière, et tout cela en respectant les règles de la concurrence : pas de révolte, juste de la construction. Je vois cette révolution joyeuse et pacifique tous les jours.

Vive la Vie !

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